Quels plastiques pour demain ?

Dans le monde, pas moins de 300 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année, dont la moitié, environ, seront jetées dans la même année ! Un gaspillage phénoménal et planétaire. Bien sûr, ces rebuts plastiques représentent un risque environnemental grave. Comment la recherche et les innovations nous permettront-elles de diminuer cette pollution grâce aux plastiques de demain ?

La pollution des sols est dangereuse pour le secteur de l’agriculture et pour le sol en lui-même. En enfouissant le plastique sous terre, ce sont les nappes phréatiques qui se retrouvent exposées à ces rejets nocifs. Si les nappes sont touchées, alors c’est une très grande partie du système d’eau potable qui est atteint, mettant ainsi en danger toutes les populations.

Le cas de des plastiques biodégradables

Si on pense environnement, on se dit que ces plastiques biodégradables, plus largement employés pour fabriquer des sacs d’emballage plastique, sont une très bonne idée. En effet, le risque direct est moins grand puisque le sachet s’autodétruit mais comme pour un déchet végétal ou alimentaire, la dégradation prend plusieurs années. Pour comparaison : du papier met 2 à 5 mois pour se désintégrer, un chewing-gum 5 ans et une banane de 1 à 3 ans.

La plastique pose un autre souci. Qu’il soit en dioxyde et monoxyde de carbone, (ce qui en fait un puits de carbone), ou en maïs, le sac d’emballage ne doit pas être jeté, or, si les gens pensent qu’il se dégrade facilement, une banalisation pourrait s’installer et faire exploser le nombre de sacs dans la nature. Autre fait important, si par mégarde, ces déchets se retrouvaient en détruits en décharge, ils provoqueraient des gaz à effets de serre nocifs.

Une autre solution : le recyclage du plastique en diesel

Depuis quelques années, certains cherchent à mettre au point le carburant de demain, à partir de matériaux comme le plastique ou, encore plus incroyable, à partir de CO2. Agilyx  et Cynar PLC Green Fuel sont deux sociétés américaines qui viennent d’inventer des procédés alternatifs de production de diesel ou comment redonner aux plastiques leur forme originelle.

Pour toutes ces sociétés, le principe est le même à chaque fois, il s’agit de broyer le plastique et de le chauffer par pyrolyse, à plus de 400°C. Le plastique se transforme en gaz qui est alors transformé en diesel. Pour une tonne de déchet, on peut fabriquer, grâce à ce procédé, 750 litres de carburant. Pour en savoir plus sur cette révolution environnementale, vous pouvez revoir le documentaire de M6 : Capital Terre. Une équipe de chercheurs français et espagnols ont même trouvé une formule pour transformer nos rejets de CO2 en plastique. Le principe est un peu différent et repose sur la culture de micro-algues, qui une fois concentrée et filtrée, se transforme en « pétrole naturel » grâce à la mise sous haute pression et haute température.

Même si, à ce jour, il n’y a pas d’uniformisation du recyclage des matières plastiques en vue, de réels progrès ont eu lieu ces dernières années grâce à la recherche. Continuons de croire aux avancées scientifiques des chercheurs pour trouver encore de nouvelles solutions.

Auteur : Jean-Philippe Admont